Le Tramway à Prunay

Saviez-vous qu’autrefois, Prunay-le-Gillon avait sa gare ? Prenez-vos billets, c’est parti pour la petite histoire des tramways en Eure-et-Loir !

La Gare se trouvait autrefois entre les Vaux et Prunay. A la fin de la Rue Nouvelle (numéro ascendant), tournez à gauche. Au stop, regardez à droite, il y a actuellement une grange abritant des tracteurs, la gare c’était ici !

gare prunay 2

Petite histoire du réseau de tramways en Eure-et-Loir 

Le 1er réseau de tramways en Eure-et-Loir apparaît en 1899 à l’initiative du Réseau des tramways à vapeur d’Eure-et-Loir du Groupe Verney (qui exploite plusieurs réseaux en France déjà).

Le 1er réseau concernent tout d’abord 3 lignes isolées :

  • Dreux – Brezolles
    Carte des tramways d'Eure et Loir en 1914

    Carte des tramways d’Eure et Loir en 1914

  • Saint-Sauveur – Châteauneuf
  • Lèves – Bonneval

 

Le 2ème réseau date de 1907-1908 et concerne les lignes suivantes :

  • Brezolles – Senonches
  • Chartres – Angerville en passant par Sours (Longueur : 45809,65 m) – Ouverture le 07/05/1908 – Fermeture le 31/12/1935
  •  Sours – Prunay-le-Gillon (Longueur : 5,515 km) –  Ouverture le 07 mai 1908 – Fermeture le 31/12/1935
  • Brou – Nogent-le-Rotrou
  • Bonneval – Brou

 

Un 3ème réseau fut à l’étude en 1912 et concernait l’éventualité d’une ligne Anet – Nogent-le-Roi – Lèves mais la guerre interrompit ces projets.

Soit en tout, entre 1899 et 1937, un réseau métrique long de 224 km !

 

La Fréquence des tramways : 3 allers/retours par jour à 15/20 km/heure !

horraire tramway

Horaires des lignes

 

Des années difficiles …

A la fin de la guerre, le réseau est en très mauvais état par manque d’entretien. La fréquence des trams diminue suite à l’augmentation des frais d’exploitation.

Le déficit continue dans les années 1920. A cela s’ajoutent plusieurs déraillements (10 par an en moyenne) : des locomotives se renversent, un train défonce une maison un jour de noces…

Le tarif des billets augmente jusqu’à 300% pour le transport de marchandises !

Le réseau est racheté par la SGTD en 1930 : la fréquence des trains grimpe, des dessertes périodiques supplémentaires sont créées, et, modernité oblige, le réseau s’équipe d’automotrices neuves.

 

La fin du Réseau

Tous ces investissements ne suffisent pas à rentabiliser ces lignes de moins en moins fréquentées. En 1934, le réseau se réduit à 54 km de voies : les lignes Chartres-Angerville et Sours-Prunay subsistent encore mais ne transportent plus que des trains de marchandises.

 

La fermeture de tout le réseau date de 1935…depuis les Transbeauce ont fait leur apparition.

Extrait de Chemins de Fer Régionaux et Urbains – FACS – 1997/4 – n° 262.